Une nuit
incertaine, en proie à la tempête
Ballotée par
la fièvre, déchirée par la toux
Je naviguais
perdue, me battant à genoux
Contre
certains fantômes agrippés à ma tête
Mon pouls
battait si fort, que tu le dus entendre
Cependant au
matin, la tempête cessa
Le cœur
repris son calme et se tranquillisa
Me laissant
épuisée, grise comme une cendre
La vie
s’écoule en vain et je réalisais
Les années
cumulées, les souvenirs acquis
L’expérience
partagée et les amis partis
Le temps
était venu et je visualisais
Qu’un jour de battre mon cœur s’arrêtera
Ma famille,
mes amis se seront regroupés
Quelques
larmes et souvenirs égrainés
Puis chacun
à sa vie s’en retournera
Et dans le
groupe uni par un certain chagrin
Un homme là
se tient, quelque peu en retrait
Dans ses
yeux flotte encore le bien aimé portrait
Qu’il ne
peut partager avec aucun voisin
La paupière
est humide, la poitrine serrée
La rose
pourpre tremble dans sa main nue glacée
Témoin silencieux
de notre vie cachée
Compagne
désormais de mes os rassemblés
Mais
seras-tu là ?

