dimanche 16 juin 2019

Angoisse

Une nuit incertaine, en proie à la tempête
Ballotée par la fièvre, déchirée par la toux
Je naviguais perdue, me battant à genoux
Contre certains fantômes agrippés à ma tête

Mon pouls battait si fort, que tu le dus entendre
Cependant au matin, la tempête cessa
Le cœur repris son calme et se tranquillisa
Me laissant épuisée, grise comme une cendre

La vie s’écoule en vain et je réalisais
Les années cumulées, les souvenirs acquis
L’expérience partagée et les amis partis
Le temps était venu et je visualisais

Qu’un  jour de battre mon cœur s’arrêtera
Ma famille, mes amis se seront regroupés
Quelques larmes et souvenirs égrainés
Puis chacun à sa vie s’en retournera

Et dans le groupe uni par un certain chagrin         
Un homme là se tient, quelque peu en retrait   
Dans ses yeux flotte encore le bien aimé portrait
Qu’il ne peut partager avec aucun voisin

La paupière est humide, la poitrine serrée
La rose pourpre tremble dans sa main nue glacée
Témoin silencieux de notre vie cachée
Compagne désormais de mes os rassemblés

Mais seras-tu là ?