Notre
ouïe et notre odorat peuvent toujours les maudire, mais dans les salles de
cinéma, impossible de faire sans eux ! Compagnons fidèles des spectateurs
mastiqueurs
Aux Etats-Unis, patrie de naissance du popcorn, les
ventes de confiserie représentent 40% des recettes engrangées dans les salles
contre 16% en France.
L’idylle entre la friandise et le cinéma n’a pas
commencé sous les meilleurs auspices car au début
des années 1920, les
marchands ambulants de popcorn, qui prospéraient devant les cirques et les
foires, étaient considérés comme des parias par les cinémas qui programmaient
des films muets et cherchaient à rivaliser avec les salles de spectacles
luxueuses.
des années 1920, les
marchands ambulants de popcorn, qui prospéraient devant les cirques et les
foires, étaient considérés comme des parias par les cinémas qui programmaient
des films muets et cherchaient à rivaliser avec les salles de spectacles
luxueuses.
Le popcorn représentait les populations indésirables.
Mais l’arrivée du parlant et la démocratisation du
cinéma va de pair et permet aux
familles de profiter des spectacles. Cela a
bouleversé la donne. Effectivement, le
nombre a quadruplé dans les années
1930.
Les cinémas autorisent alors les vendeurs à
s’installer à l’entrée en échange d’un pourcentage sur leurs bénéfices, puis,
conscients des potentialités de ces ventes, installent leurs propres stands.
L’assimilation du popcorn au cinéma a donné son
nom à un genre : le film popcorn, celui dont la vision ne peut être imaginée
sans un énorme cornet sur les genoux.
Il est curieux d’apprendre que le popcorn aurait été
inventé par les Indiens d’Amérique. La première trace dans l’Histoire d’une
“pop-corn party” remonte au 22 février 1630, quand le chef indien Quadequina aurait
alors offert aux colons anglais un maïs dont les grains, plus petits que ceux
du maïs classique, gonflait et éclatait à la chaleur… d’où le fameux “pop”.
Les entreprises spécialisées affichent une santé
éclatante. Nataïs, leader sur le marché, produit 42000 tonnes annuelles dont
8000 sont destinées à l’industrie du cinéma pour la France et l’exportation,
chiffre en constante augmentation.
De quoi mâchouiller de bonheur.


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