samedi 16 juin 2018

Histoire du popcorn



Notre ouïe et notre odorat peuvent toujours les maudire, mais dans les salles de cinéma, impossible de faire sans eux ! Compagnons fidèles des spectateurs mastiqueurs


Aux Etats-Unis, patrie de naissance du popcorn, les ventes de confiserie représentent 40% des recettes engrangées dans les salles contre 16% en France.


L’idylle entre la friandise et le cinéma n’a pas commencé sous les meilleurs auspices car au début des années 1920, les marchands ambulants de popcorn, qui prospéraient devant les cirques et les foires, étaient considérés comme des parias par les cinémas qui programmaient des films muets et cherchaient à rivaliser avec les salles de spectacles luxueuses. 


Le popcorn représentait les populations indésirables.


Mais l’arrivée du parlant et la démocratisation du cinéma va de pair et permet aux familles  de profiter des spectacles. Cela a bouleversé la donne.  Effectivement, le nombre a quadruplé dans les années 1930.


Les cinémas autorisent alors les vendeurs à s’installer à l’entrée en échange d’un pourcentage sur leurs bénéfices, puis, conscients des potentialités de ces ventes, installent leurs propres stands.

La belle histoire pour les exploitants et le cauchemar pour les cinéphiles se poursuit aujourd’hui.


L’assimilation du popcorn au cinéma a donné son nom à un genre : le film popcorn, celui dont la vision ne peut être imaginée sans un énorme cornet sur les genoux.


Il est curieux d’apprendre que le popcorn aurait été inventé par les Indiens d’Amérique. La première trace dans l’Histoire d’une “pop-corn party” remonte au 22 février 1630, quand le chef indien Quadequina aurait alors offert aux colons anglais un maïs dont les grains, plus petits que ceux du maïs classique, gonflait et éclatait à la chaleur… d’où le fameux “pop”. 

Les Indiens le mangeaient comme collation et l’utilisaient également pour la décoration et la création de bijoux.
 
Les entreprises spécialisées affichent une santé éclatante. Nataïs, leader sur le marché, produit 42000 tonnes annuelles dont 8000 sont destinées à l’industrie du cinéma pour la France et l’exportation, chiffre en constante augmentation.


De quoi mâchouiller de bonheur.


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